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Sao Paulo:
l'Airbus volait avec un inverseur
de poussée bloqué 20 Juillet
2007
Les
recherches des victimes de l'accident
de l'Airbus A320 de la TAM à
Sao Paulo, dont le bilan final
est estimé à plus de 200 morts,
se sont poursuivies jeudi, tandis
que la compagnie a reconnu que
l'appareil volait avec l'inverseur
de poussée droit débranché.Ce
dispositif permettant de freiner
l'avion à l'atterrissage "était
désactivé dans les conditions
prévues par le manuel d'entretien
du constructeur Airbus approuvé
par l'Agence nationale de l'aviation
civile" brésilienne, selon
un communiqué publié par TAM.TAM
souligne néanmoins que ce défaut
"ne compromet pas les atterrissages".Le
parquet fédéral a demandé quant
à lui la fermeture de l'aéroport
de Congonhas "tant que
ne seront pas assurées les conditions
de sécurité et écartés les doutes
soulevés par l'accident".Après
avoir annoncé 188 victimes confirmées
-184 corps extraits des décombres
et quatre blessés décédés à
l'hôpital, le Secrétariat à
la sécurité de Sao Paulo a fait
machine arrière.Désormais les
autorités n'annonceront le nombre
des victimes qu'après leur identification.
En raison de la violence du
choc entre l'avion de TAM et
un immeuble de la même compagnie
puis de l'incendie, les sacs
mortuaires contenant des restes
humains retirés des lieux ne
correspondent pas forcément
à un seul corps, a expliqué
le Secrétariat.Jeudi soir selon
ce nouveau décompte, 25 corps
avaient été identifiés, auxquels
s'ajoutent quatre blessés décédés
à l'hôpital. 205 sacs mortuaires
contenant des restes humains
avaient par ailleurs été acheminés
à l'Institut médico-légal.Le
bilan définitif devrait toutefois
s'établir autour de 200 morts.Il
n'y a aucun survivant parmi
les 186 occupants de l'appareil,
selon TAM. Le nombre de corps
encore ensevelis dans le bâtiment
de TAM Express, filiale fret
de la compagnie, contre lequel
s'est écrasé l'avion après être
sorti de piste, reste indéterminé.
50 à 60 personnes se trouvaient
sur les lieux, selon la compagnie.Parmi
les passagers de l'appareil
figurent deux Français, un Argentin,
un Péruvien, et selon l'agence
de presse portugaise Lusa, un
Portugais. Un troisième Français
présent dans les locaux de TAM
est porté disparu selon sa famille.Le
président brésilien Luiz Inacio
Brésil da Silva, resté jusqu'à
présent silencieux, s'adressera
vendredi à la nation sur toutes
les chaînes de radio et de télévision
à propos de l'accident, selon
la présidence.Avant son allocution,
Lula pourrait participer vendredi
à une réunion du Conseil national
d'aviation civile (Conac) qui
pourrait décider de réduire
le trafic aérien à l'aéroport
de Congonhas, situé au coeur
de Sao Paulo.L'immeuble percuté
sera démoli samedi pour éviter
les risques d'effondrement,
a annoncé le maire de Sao Paulo
Gilberto Kassab."Il est
très important que les recherches
se terminent au plus vite pour
écourter la douleur des familles",
a-t-il dit.Les pompiers vont
continuer à travailler toute
la nuit, selon leur porte-parole
Mauro Lopes.Trente-six heures
après l'accident, un Fokker
100 de TAM a dû remettre les
gaz pour reprendre de l'altitude
avant de parvenir finalement
à se poser à l'aéroport de Congonhas.La
piste auxiliaire avait été rouverte
mercredi au trafic, tandis que
la piste principale où est survenu
l'accident restait fermée.Les
autorités aériennes estiment
qu'il ne faut exclure aucune
hypothèse, tandis que la polémique
sur la sécurité de la piste
principale par temps de pluie
se poursuit. L'enquête devrait
prendre au moins 10 mois.La
piste de 1.900 m avait été rouverte
le 29 juin après 45 jours de
travaux de réfection, mais sans
système de rainures permettant
une bonne évacuation de l'eau
en cas de pluie.La Fédération
Internationale des Contrôleurs
aériens (IFATCA) a accusé jeudi
les autorités brésiliennes d'avoir
"ignoré les normes de sécurité
internationalement reconnues"
et les "nombreuses alertes".
SOURCE
Crash
de Sao Paulo : deux Français
étaient à bord 19 Juillet 2007
Deux
Français se trouvaient à bord
de l'Airbus A320 de la
compagnie brésilienne TAM qui
s'est écrasé mardi soir près
de l'aéroport de Sao Paulo,
a annoncé mercredi le ministère
français des Affaires étrangères.
En outre, un troisième français,
qui se trouvait sur les lieux
de l'accident, est porté
disparu. Si le bilan était confirmé,
il s'agirait du plus grave accident
de l'histoire aérienne du Brésil.
186 personnes se trouvaient
à bord. "Il n'y a pas de
traces de survivants",
a indiqué mercredi le président
de la compagnie aérienne brésilienne
TAM.L'avion a quitté la piste
en atterrissant à l'aéroport
de Congonhas à Sao Paulo, et
a pris feu en heurtant un entrepôt
de la compagnie situé à proximité.
Le gouverneur de l'Etat de Sao
Paulo, José Serra, a confirmé
qu'il serait sans doute impossible
de retrouver des survivants.
Selon les pompiers, la température
aurait atteint les 1.000 degrés
dans l'avion en flammes, ce
qui pourrait rendre difficile
l'identification des corps.L'appareil
a glissé sur la piste détrempée
par la pluie, il est passé au-dessus
d'une avenue fréquentée située
en contrebas et a terminé sa
course dans une station service
et un hangar dans lequel des
personnes étaient en train de
travailler. "L'avion est
arrivé en tournoyant et il est
passé au-dessus de nos têtes
au niveau des feux tricolores.
On entendait le bruit des moteurs
de plus en plus fort et on voyait
l'avion grossir devant nous.
Quand il a touché le sol, il
a explosé et projeté des pièces
partout", a déclaré un
témoin, qui se trouvait dans
sa voiture à la station service
au moment de la catastrophe.
181 corps ont pu être sortis
des débris de l'appareil, tandis
que trois autres sont mortes
à l'hôpital. Des responsables
des équipes de secours ont estimé
que 200 personnes au total pourraient
avoir trouvé la mort dans cette
tragédie.L'aéroport a rouvert
partiellementPas moins de 31
camions de pompiers ont combattu
l'incendie. Les avenues voisines
de l'aéroport ont été fermées
à la circulation, tandis que
des ambulances étaient massées
aux abords. Un immense nuage
de fumée et des flammes s'est
dégagé du lieu de l'accident
plus d'une heure après l'accident.
"Beaucoup de personnes
ont sauté par les fenêtres de
l'édifice touché. Ca a été terrible",
a affirmé le docteur Douglas
Ferrari, un médecin qui a aidé
les pompiers à porter les premiers
secours aux victimes. "J'ai
vu une vingtaine de corps carbonisés
aux alentours de l'avion et
un couple mort à l'intérieur
d'une voiture, mais je n'ai
pas vu d'enfant parmi les victimes",
a-t-il ajouté. Sur place, les
familles victimes denonçaient
le manque d'information sur
le crashLa compagnie TAM a précisé
que ses techniciens étaient
sur place et qu'elle avait activé
un programme d'assistance aux
victimes et aux familles. Elle
a également mis à disposition
du public un numéro d'appel
gratuit. L'aéroport a été fermé
après l'accident et les vols
ont été déroutés sur l'aéroport
international de Guarulhos situé
à la périphérie de Sao Paulo.
Quelques heures après le drame,
"l'aéroport de Congonhas
a repris ses opérations, mais
seulement sur la piste auxiliaire,
la principale étant maintenue
fermée", a indiqué le service
de presse d'Infraero.Le président
brésilien Luiz Inacio Lula da
Silva a exprimé sa "consternation"
et décrété un deuil de trois
jours et a demandé au commandant
de l'armée de l'air, Junito
Saito, de se rendre sur les
lieux. "Toutes les enquêtes
nécessaires seront menées
pour éclaircir les causes de
cette terrible tragédie",
a assuré le président.La
presse et les spécialistes commençaient
à s'interroger sur la sécurité
de l'aéroport, réservé aux vols
intérieurs, mais qui connaît
le plus intense trafic aérien
d'Amérique latine avec
une moyenne de 630 atterrissages
et décollages quotidiens. En
début de semaine déjà, un avion
de la compagnie Pantanal avec
21 passagers à bord, avait
dérapé sur la même piste avant
de s'arrêter sur le gazon, avec
deux pneus éclatés. Le ministère
brésilien de la Justice a ordonné
l'ouverture d'une enquête pour
déterminer si la piste principale
d'aterrissage de l'aéroport
de Congonhas respectait les
normes de sécurité.L'avionneur
européen a envoyé cinq experts
à Sao Paulo en vue de participer
à l'enquête sur les causes de
l'accident de l'Airbus A320.
La direction rappelle toutefois
que "l'enquête demeure
sous l'entière responsabilité
des autorités compétentes"
et qu'"il serait inapproprié
de la part d'Airbus de spéculer
sur les causes de l'accident".
Selon les règles internationales,
le pays qui mène l'enquête sur
un accident d'avion est le pays
où s'est produit l'accident.
Quatre enquêteurs européens
participeront à l'enquête. SOURCE
Les
compagnies aériennes indonésiennes
sur la liste noire de l'UE 28
Juin 2007
La
Commission européenne a annoncé,
jeudi 28 juin, que le comité
d'experts aériens de l'Union
a ajouté les 51 compagnies aériennes
indonésiennes à la liste noire
communautaire des avions interdits
de vols vers l'UE.
Ce
comité d'experts a également
rajouté à cette liste la compagnie
ukrainienne de fret Volare et
la compagnie de transport de
passagers angolaise TAAG Angola
Airlines. Maintenant qu'elle
a reçu l'avis "unanime"
des membres du comité, la Commission
adoptera formellement cette
mesure "dans les prochains
jours".
Par
ailleurs, la compagnie pakistanaise
Pakistan International Airlines,
sur la liste depuis mars 2007,
aura son statut modifié "afin
de permettre qu'elle opère dans
l'Union avec certains appareils
spécifiques (Boeing 747 et Airbus
310), en plus de ses Boeing
777 déjà autorisés".
"Améliorer
la sécurité"
La
Commission souligne également
que les compagnies aériennes
russes (10 compagnies), bulgares
(6) et moldaves (8) "cesseront
d'opérer dans l'Union européenne
sur la base des nouvelles mesures
adoptées par ces Etats à l'issue
de consultations avec la Commission".
"Une
nouvelle fois, la liste noire
de l'UE démontre qu'elle est
un outil essentiel non seulement
pour empêcher les compagnies
peu sûres de voler vers l'Europe,
mais aussi pour s'assurer que
les compagnies, ainsi que les
autorités de l'aviation civile
prennent les mesures nécessaires
afin d'améliorer la sécurité",
s'est réjoui le commissaire
aux Transports, Jacques Barrot.
La
Russie pourrait établir sa propre
"liste noire" des
compagnies aériennes peu fiables
3 Juillet 2007
Les
autorités aériennes russes pourraient
établir leur propre liste des
compagnies aériennes peu fiables,
a déclaré mardi le vice-directeur
de l'Agence russe pour les transports
aériens (Rosaviatsia) Guennadi
Lochtchenov.
"Nous
pourrions établir nos propres
listes noires et nous y porterons
les compagnies qui se sont le
plus "distinguées"
sur ce plan. Nous ne pouvons
évidemment pas admettre que
nos passagers soient transportés
dans des conditions d'insécurité",
a-t-il indiqué dans un entretien
aux journalistes mardi.
En
mars 2006, la Commission européenne
avait rendu publique sa "liste
noire" des compagnies aériennes
étrangères. Le document est
revu tous les trimestres.
Quant
à la Russie, elle ne dispose
pour l'instant pas de base réglementaire
nécessaire à l'établissement
de telles listes, selon le fonctionnaire.
"Mais dans un mois ou un
mois et demi nous aurons des
points de repère sur lesquels
nous nous guiderons pour enregistrer
les infractions de compagnies
(aériennes) étrangères",
a-t-il expliqué.
L'apparition
de cette "liste noire"
ne sera pas une "vengeance"
contre l'UE pour les restrictions
frappant plusieurs compagnies
aériennes russes. "Il s'agit
de mesures réelles tendant à
mettre en conformité notre base
réglementaire avec les normes
de l'Union européenne",
a expliqué le fonctionnaire.Le
vice-directeur de l'Agence fédérale
n'a pas exclu que des compagnies
aériennes russes puissent également
être portées à cette liste.D'ici
au 16 juillet, des groupes d'inspecteurs
permanents devront être institués
dans tous les aéroports internationaux
russes pour contrôler les aéronefs
étrangers. Les autorités aériennes
russes porteront les informations
relatives aux infractions constatées
dans une base de données spéciale.
SOURCE
Actualité sur les voyages
:Voyage en Scandinavie !
Peut-être ne connaissez-vous pas encore la Scandinavie ? Ou en avez-vous seulement entendu parlé à la télé, radio ou dans un article quelconque? Pour les amoureux du Grand Nord, de la nature, et de la culture nordique, voyager dans cette région du monde pas si lointaine de la France que ça vaut vraiment le coup!
Traditionnellement, la Scandinavie compte 3 pays : Norvège, Danemark et Suède. S'y ajoute fréquemment la Finlande pour les convenances d'usage. Il est en effet plus pratique pour un guide de voyage de traiter de la Finlande en même temps que les autres pays scandinaves.
D'un point de vue géographique , la Scandinavie est la partie la plus septentrionale d'Europe. Elle est délimitée par l'océan Atlantique à l'ouest, la mer du Nord au sud-ouest, la mer Baltique au sud-est et la Russie à l'est. C'est un territoire majoritairement recouvert par la forêt, en particulier en Suède et en Finlande. Au sud de cette région, c'est à dire au Danemark et en Suède, l'agriculture est un peu présente. En Laponie, on élève les rennes en semi-liberté. L'autre caractère marquant de la Scandinavie est l'omniprésence de l'eau. Quand ce ne sont pas les fjords qui font pénétrer l'océan en plein coeur des montagnes norvégiennes, des archipels composés de milliers d'îles bordent les côtes. En témoigne l'archipel de Stockholm qui compte plus de 24000 îles à quelques dizaines de minutes de bateau du centre-ville de Stockholm seulement! On pourrait encore citer l'archipel de Turku, encore plus vaste, entre Finlande et Suède. Et l'intérieur n'est pas en reste avec environ 10% de la superficie recouverte par des lacs et rivières! Il va sans dire que les paysage sont dépaysants...
Pour découvrir plus longuement la Scandinavie, une visite sur Objectif Suède : http://www.objectif-suede.com, un site qui lui est consacré, s'impose! Vous y découvrirez principalement des photos des pays scandinaves, mais aussi des informations pratiques, des cartes (carte de Suède par exemple), des webcams de Suède, .... Si vous souhaitez vous évader plus loin (au Vietnam par exemple...), un autre site consacré au voyage : Visoterra offre une multitude de photos de voyage postées par des passionnés du monde entier! Plusieurs guides, un forum voyage ainsi qu'un annuaire voyage y sont à votre disposition. Et d'un point de vue pratique, vous y trouverez des comparateurs de prix pour chercher des billets d'avion pour la Scandinavie. Mais Visoterra, c'est surtout un site communautaire sur lequel se rencontrent des passionnés de voyage. Vous aussi, inscrivez-vous et partagez vos voyages!
Troisième
mise à jour de la liste noire
UE des compagnies aériennes
5 Mars 2007
La
Commission européenne a procédé
lundi à la troisième mise à
jour de sa liste noire des compagnies
aériennes interdites dans le
ciel européen, lancée il y un
an. La compagnie Pakistan International
Airlines (PIA) y fait notamment
son entrée avec une restriction
opérationnelle qui l'autorise
à utiliser uniquement ses Boeing
777 pour ses opérations vers
l'UE. La restriction opérationnelle
déjà en vigueur pour Air West
(Soudan) a, elle, été étendue
pour devenir une interdiction
totale puisque de nouvelles
carences ont été constatées
pour le seul avion dont l'exploitation
était encore autorisée. En revanche,
deux compagnies aériennes, Phuket
Air (Thaïlande) et DAS Air Cargo/Dairo
Air Services (Ouganda/Kenya),
ont été retirées de la liste
communautaire après avoir "corrigé
les graves carences en matière
de sécurité qui avaient initialement
entraîné leur interdiction en
Europe", selon l'exécutif
européen.
SOURCE
L’Union
Européenne intègre Pakistan
International Airlines à la
liste noire des invités 5 Mars
2007
Pour
son premier anniversaire, cette
liste noire européenne, qui
inventorie les transporteurs
dont les opérations sont restreintes
voire interdites sur le territoire,
a en effet été remise à jour
le 5 mars. Si peu de changements
y ont été apportés, la compagnie
nationale pakistanaise a fait
son apparition parmi les proscrits
en raison de problème de maintenance
et n’a plus le droit d’exploiter
ses liaisons vers l’Europe avec
ses Airbus A310 et ses Boeing
747.
Les
experts de l’UE ont procédé
à l’audit des appareils de la
compagnie au mois de février
dernier. Des bruits couraient
depuis sur la possibilité que
PIA intègre la liste noire.
La compagnie avait publié un
démenti le 24 février dernier
et fait valoir qu’un ban aujourd’hui
n’aurait aucun sens, la flotte
étant en plein renouvellement.
La moyenne d’âge de ses appareils
devrait en effet passer de 21
à 12 ans au mois de mai. Elle
n’a pas été entendue et n’a
plus le droit d’effectuer ses
opérations qu’à bord de ses
huit Boeing B777, répartis entre
quatre B777-200ER (Extended
Range), deux B777-200LR (Longer
Range) et deux B777-300ER.
En
revanche, trois compagnies ont
disparu de la liste noire :
Phuket Air, de Thaïlande, DAS
Air Cargo, d’Ouganda, et sa
sœur kenyane Dairo Air Services.
L’UE a estimé qu’elles avaient
corrigé leurs carences en matière
de sécurité.
Enfin,
un nouveau phénomène est apparu
avec cette quatrième édition
: la prise d’initiatives des
Etats. Pour éviter de figurer
dans la liste noire, la Bulgarie
a interdit à cinq compagnies
de voler dans l’Union Européenne.
La Russie a fait de même avec
neuf transporteurs, qui pourront
cependant, et sous certaines
conditions, effectuer ponctuellement
des liaisons charter dans les
pays européens. SOURCE
Trois compagnies aériennes ajoutées à la "liste noire" européenne 20 Juin 2006
Bruxelles a étendu mardi la "liste noire" des
compagnies aériennes interdites dans le ciel des Vingt-Cinq à trois
compagnies, tandis qu'une quatrième sera soumise à des restrictions. La
liste créée en mars est destinée à garantir que toutes les compagnies
exerçant leur activité dans le ciel européen satisfont aux normes de
sécurité les plus strictes. Plus de 92 compagnies africaines et
asiatiques avaient été jugées dangereuses dans la première mouture. Conformément
à son engagement de mettre cette liste à jour régulièrement, Bruxelles
a annoncé mardi que trois compagnies avaient été ajoutées: Blug Wing
(Surinam), ainsi que les kirghizes Sky Gate International et Star Jet.
La compagnie soudanaise Air West sera soumise à une "restriction
opérationnelle". La compagnie libyenne Buraq Air, qui faisait
jusqu'alors l'objet de restrictions pour ses activités cargo, a été
retirée de la liste car elle a aujourd'hui cessé ce type d'activités. SOURCE
Il n'y a plus de compagnie aérienne dangereuse en Europe, selon Dominique Perben 5 Juin 2006
Depuis les accidents meurtriers de l'été dernier, la
sécurité aérienne a été renforcée et le ministre français des
Transports Dominique Perben "croit pouvoir dire" que plus aucune
compagnie charter dangereuse n'opère en Europe. "J'ai
publié la liste noire française", a-t-il rappelé lundi matin sur
France-Inter. "Et je me suis battu -et j'y suis arrivé-pour que
l'Europe mette en place sa liste noire (...) qui nous permet d'éliminer
du marché international un certain nombre de compagnies dangereuses". En
outre, la France a pris il y a deux mois un "décret transparence".
Lorsque vous achetez un billet d'avion ou un séjour touristique,
"l'agence de voyages doit vous dire sur quelle compagnie vous allez
voler", a ajouté le ministre des Transports. Selon lui, cette mesure
"va être copiée, élargie par l'Europe". Enfin, Dominique Perben a
"souhaité renforcer les contrôles qui sont faits aux escales en France
sur les avions français ou étrangers". Il se rendra ce lundi après-midi
à l'aéroport d'Orly pour voir comment sont vérifiés l'état des
appareils, les certifications techniques et la formation des pilotes. "Depuis
les malheureux accidents de l'été dernier, je crois que nous avons
vraiment fait des progrès à la fois pour responsabiliser tout le monde
et pour assurer la sécurité des gens transportés", a déclaré le
ministre. Interrogé sur l'existence ou non de compagnies charters
dangereuses, Dominique Perben a répondu: "En Europe, je crois pouvoir
dire qu'il n'y en a plus". La Commission européenne a publié le 22
mars sa première "liste noire" des compagnies aériennes bannies du ciel
des Vingt-cinq: 92 compagnies, africaines pour la plupart, jugées
dangereuses du fait de la vétusté des appareils ou de leur mauvais
entretien. SOURCE
Charters à vos risques et périls (tsr.ch) 6 Avril 2006 EMISSION A VISIONNER EN LIGNE
Eté 2005, un été noir pour l'aviation, des accidents à répétition, des morts par centaines... Fatalité ou négligences ? Temps Présent a enquêté en Suisse, en Turquie et en Afrique du Nord et découvert de drôles de pratiques dans certaines compagnies charters. Laxisme dans l'entretien des avions, appareils en bout de course, pilotes à l'expérience un peu trop légère : certaines compagnies n'hésitent pas à prendre des risques pour préserver leurs bénéfices.Tuninter, Helios, West, Mandalay Airlines, Belleview : l'an dernier, ces compagnies aériennes ont été les protagonistes d'une triste série d'accidents aériens, pour un total de 1'454 morts. Et selon des experts, cela ne représente que la pointe de l'iceberg des incidents rencontrés chaque année dans les avions charters. C'est la fiabilité des appareils et des équipages qui est remise en cause, mais pas seulement : peut-être est-ce le prix à payer pour l'incroyable croissance du trafic aérien et la multiplication des offres de vacances «à prix cassés» ayant recours aux compagnies charters.L'enquête de Temps Présent révèle en effet que certains avions, vétustes, de ces compagnies ne font pas vraiment l'objet de toute l'attention nécessaire à leur bon fonctionnement, avec notamment un entretien technique à la ramasse. Pire, il arrive même que les membres de l'équipage ne parlent pas la même langue (ni même l'anglais qui est une exigence minimum dans la profession) ! On n'ose imaginer leur capacité de réaction en cas de situation d'urgence.Malgré ces pratiques pour le moins préoccupantes, aucune des compagnies pointées par cette enquête ne fait l'objet d'une interdiction de vol en Suisse ni ne figure sur la nouvelle liste noire des 93 compagnies interdites que l'Union européenne vient de rendre publique. Temps Présent dévoile même qu'un avion de la plus grande compagnie privée turque – alors que cette dernière était interdite de vol durant 12 jours en Suisse, en France, en Allemagne et en Hollande – s'est posé en toute impunité à Kloten le 21 mai dernier... sous les couleurs d'une autre compagnie! Plus incroyable encore, cette pratique est tout à fait légale aux yeux de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC).Ce reportage met également en exergue l'opacité du système pour le vacancier qui s'adresse à une agence de voyages en Suisse, laquelle achète ses places auprès d'un affréteur étranger sur des vols d'une compagnie tunisienne qui loue son avion auprès d'une autre compagnie dont l'avion est immatriculé en Arménie ! En résumé, il est pratiquement impossible pour le client de savoir avec quelle compagnie – et surtout dans quel avion – il va voler.Pas vraiment de quoi voyager l'esprit serein... SOURCE
Sécurité aérienne : la « white list » d'IOSA disponible en ligne (tourmag.com) 19 Avril 2006
La certification IOSA sera imposée à toutes les compagnies IATA d'ici la fin 2007. Ce programme d'audit intéresse aussi les compagnies non-IATA et pourrait devenir bientôt la norme de référence en matière de sécurité aérienne. Voilà qui redonnerait du sérieux à défaut de couleurs aux labels bleus et autres listes noires qui font d'ores et déjà grise mine…La liste noire européenne a déjà beaucoup perdu en crédibilité. Rares sont ceux qui pensent y trouver un jour des compagnies qui se posent en Europe. Certains appellent, sans trop y croire, à la création d'une autorité supranationale à même de contrôler la fiabilité des compagnies, de résister aux pressions des acteurs économiques et des Etats sensibles à leur souveraineté.Faute de mieux, certains notent qu'il existe tout de même une «liste blanche» en cours de constitution : la certification IOSA (Iata operational Safety Audit). Ce programme d'audit a été développé par Iata, l'association des compagnies aériennes ; cet organisme international, basé à Genève, regroupe 264 compagnies réalisant 94% du trafic aérien régulier.
Toutes les compagnies IATA certifiées IOSA
Aujourd'hui, 100 compagnies sont certifiées IOSA (voir la liste sur le site www.iata.org). Et une cinquantaine d'autres transporteurs aériens le seront d'ici la fin de l'année 2006.«Ces 150 compagnies représenteront 70% du trafic aérien régulier», précise Anthony Concil, directeur de la communication de IATA, qui rappelle que toutes les compagnies IATA devront être obligatoirement certifiées IOSA d'ici la fin 2007, y compris pour certaines d'entre elles avec l'aide du programme «Partnership for safety».Le programme IOSA a été créé en 2001. La prolifération des partages de code, des affrètements et des opérations de franchise entraînait alors une multiplication des audits. IATA estimait plus économique de ne proposer qu'un seul audit, regroupant 1.200 standards qui couvrent les réglementations OACI, FAA et JAA, standards validés par les compagnies et les administrations de tutelle.De quoi permettre une évaluation complète de l'entreprise, dans les domaines de l'organisation, de la sûreté, des opérations en vol, de l'assistance au sol, de la maintenance ou encore de la préparation des vols.
Le Chili, premier Etat certifié IOSA
Aujourd'hui l'immense majorité des compagnies « low cost » et « touristiques » ne sont pas IATA. «Mais 20% des compagnies certifiées IOSA ne sont pas IATA, précise Anthony Concil. On y trouve ainsi des compagnies charter tel PrivatAir basé en Suisse».La plupart des compagnies peuvent donc être certifiées IOSA. D'autres n'auront bientôt guère le choix : le Chili est ainsi le premier Etat à annoncer l'application de la certification IOSA au niveau national ; toutes les compagnies devront être certifiées pour voler dans ce pays.Cette démarche pourrait s'étendre à d'autres pays tels que Madagascar et l'Egypte. D'autres grands pays touristiques du bassin méditerranéen pourraient y trouver aussi leur compte. Avec, en prime, une belle campagne d'image ! SOURCE
Congo-Kinshasa: Crash d'avion au Maniema: 8 morts Le Potentiel (Kinshasa) 29 Avril 2006
Huit personnes ont été tuées jeudi dans l'accident d'un avion bi-moteur d'une petite compagnie congolaise qui s'est écrasé à l'aterrissage au Maniema, dans le centre-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris vendredi auprès du gouvernorat de la province.«Il n'y a aucun survivant. L'avion a heurté brutalement la piste, les ailes se sont brisées et tout a pris feu», a déclaré à l'AFP le gouverneur du Maniema, Koloso Sumaili.7H30 GMT de Goma, dans le Nord-Kivu (est), et s'est écrasé moins d'une heure plus tard sur la piste de l'aérodrome d'Amisi, à environ 400 km à l'ouest de Goma. L'avion transportait quatre passagers congolais et quatre membres d'équipage, dont deux Congolais et deux Sud-Africains, selon un responsable de Pac, Malingi Idumbo, joint à Goma par téléphone.D'après le gouverneur Sumaili, qui citait des responsables de l'administration locale à Amisi, «quelques passagers ont pu être sortis de la carcasse, mais sont morts en cours de transport vers l'hôpital de Ubumdu», ville voisine d'Amisi.«Plusieurs corps ont été calcinés à l'intérieur et n'ont pas pu être extraits de l'avion», a-t-il poursuivi.La Régie des voies aériennes (RVA), chargée de la sécurité aérienne en RDC, a confirmé à l'AFP le bilan de l'accident, mais n'était pas en mesure d'en expliquer les causes vendredi matin.Cet accident survient un mois après la publication par l'Union européenne d'une liste noire de 95 compagnies jugées dangereuses et interdites de vol dans l'espace européen, parmi lesquelles figurent 50 compagnies de RDC.Pac, une petite compagnie basée à Goma qui affrète régulièrement des avions d'autres compagnies pour de courts vols intérieurs, ne figure pas sur cette liste.La flotte aérienne de RDC, qui compte plus d'une cinquantaine de compagnies privées et une compagnie nationale, est essentiellement composée de vieux avions de fabrication soviétique peu entretenus et dont certains volent sans licence en règle.En 2005, une vingtaine d'accidents d'avions de compagnies privées congolaises ont été signalés, causant la mort de 65 personnes. SOURCE
L'UE ferme son ciel à 92 compagnies dangereuses (Le nouvel obs) 22 Mars 2006
BRUXELLES (AP) -- La Commission européenne a
publié mercredi sa première "liste noire" des compagnies aériennes
bannies du ciel des Vingt-cinq: 92 compagnies, africaines pour la
plupart, jugées dangereuses du fait de la vétusté des appareils ou de
leur mauvais entretien. "L'Union européenne dispose maintenant
d'une politique homogène en ce qui concerne l'interdiction des
compagnies aériennes", a déclaré Jacques Barrot, vice-président de la
Commission, responsable des transports. "Cette liste noire permettra
d'écarter les compagnies aériennes suspectes du marché européen. Elle
permettra également de garantir que toutes les compagnies exerçant leur
activité dans le ciel européen satisfont aux normes de sécurité les
plus strictes", s'est-il félicité. Les passagers pourront poursuivre le
voyagiste qui affrétera un avion d'une compagnie interdite. Avec
la publication de cette "liste noire", "nous mettons fin à
l'incohérence qu'entraînait le fait que chaque Etat-membre établissait
lui-même ses interdictions sans qu'il y ait vraiment une communication
des informations entre tous les Etats-membres", a ajouté M. Barrot. En
outre, "grâce à sa large diffusion", a souligné la Commission, "la
liste aura un impact international". Bruxelles conseille
d'ailleurs au public "d'éviter de voyager avec ces compagnies aériennes
dans d'autres parties du monde". En Suisse, l'Office fédéral de
l'aviation civile (OFAC) a immédiatement adopté mercredi la "liste
noire" européenne. Cette liste, combinant celles établies par
chacun des 25 pays membres, comprend des compagnies de fret et de
passagers immatriculées essentiellement en République démocratique du
Congo (RDC, Congo-Kinshasa), pays qui voit ses 50 compagnies
interdites, mais aussi au Sierra Leone (13), en Guinée Equatoriale
(11), ou au Swaziland (6). Toutes ces compagnies, juge l'Union
européenne, disposent d'un "système de contrôle inadéquat" des normes
de sécurité, qui ne leur permet plus d'effectuer des vols en partance
ou à destination des aéroports de l'Union européenne. L'inscription ou
le retrait d'une compagnie de la liste sera décidé par la Commission
sur la base des informations fournies par ses experts en matière de
sûreté aérienne, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA),
les Etats-membres ou l'Organisation de l'aviation civile internationale
(OACI). Soulignant que l"'enquête a révélé qu'il y avait de
véritables pavillons de complaisance", Jacques Barrot a ajouté que la
Commission entendait aussi "protég(er) l'Europe de la tentative de
certaines compagnies de se faire enregistrer dans un Etat après avoir
été refusées dans un autre." La "liste noire" sera "mise à jour
aussi souvent que nécessaire, et au moins tous les trois mois". Une
liste B réduit par ailleurs à quelques appareils les activités de trois
compagnies aériennes (Air Bangladesh, Buraq Air (Libye) et Hewa Bora
Airways (Congo-Kinshasa) dans l'UE. M. Barrot a affirmé que les 25
continueraient d'aider les pays, notamment africains, désireux de
s'aligner sur les normes de sécurité internationales mais ne disposant
pas des ressources nécessaires. La Commission a dépensé près de 80
millions d'euros en faveur de ces programmes ces cinq dernières années,
a-t-il précisé. Par ailleurs, l'exécutif européen souhaite étendre
le rôle de l'AESA afin que toutes les compagnies des pays tiers voulant
naviguer dans le ciel européen soient obligées d'obtenir l'autorisation
de l'AESA SOURCE
L'UE publie une "liste noire" de 92 compagnies interdites (L'express) 22 Mars 2006
L'Union européenne a publié une "liste noire" de 92 compagnies aériennes asiatiques et africaines enregistrées dans 12 pays qui seront bannies des cieux et des aéroports européens, ainsi que de trois compagnies qui verront leurs activités sévèrement limitées.
"Cette liste noire permettra d'écarter les compagnies douteuses", a déclaré le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot. "Elle permettra aussi d'assurer que toutes les compagnies opérant dans les cieux européens respectent les normes de sûreté les plus élevées."L'interdiction, qui a déjà été approuvée le 15 mars dernier par les experts de l'aviation civile des Etats membres de l'Union ainsi que par la Norvège et la Suisse, entrera en vigueur dans quelques jours et concerne 300 avions.Elle était en préparation depuis la série d'accidents d'avions qui ont marqué l'été dernier et qui ont démontré des lacunes permettant à une compagnie interdite dans un pays membre de continuer à voler à destination d'un autre pays."Nous protégeons l'Europe de pratiques qui consistent à envoyer de bons avions vers des marchés importants et d'envoyer des véritables cercueils vers des destinations moins rentables", a ajouté le commissaire, qui a cité le Kirghizistan.Désormais, toute compagnie bannie dans un Etat membre le sera automatiquement dans un autre. Aujourd'hui, seules la France, la Belgique et la Grande-Bretagne ont des listes noires.En outre, l'Agence européenne de sécurité aérienne délivrera bientôt des licences à toute les compagnies des Etats tiers qui veulent voler dans l'UE, a expliqué Jacques Barrot.La liste européenne se fonde sur la faiblesse des contrôles de sécurité du pays d'origine de la compagnie aérienne, ce qui est le cas pour de nombreux pays africains comme la République démocratique du Congo (RDC).
L'AFRIQUE EN LIGNE DE MIRE
Les inspections pratiquées dans l'UE, qui ont démontré que les compagnies visées utilisaient aussi des avions mal entretenus ou trop vieux, ont également été utilisées.La Commission déconseille aux voyageurs du monde entier d'utiliser ces compagnies sous d'autres cieux.La liste sera révisée au moins tous les trois mois: des ajouts sont possibles à la demande d'un Etat membre ou de la Commission et une compagnie qui estime avoir fait des progrès peut demander à être retirée de la liste noire.L'UE a d'ailleurs consacré ces cinq dernières années 80 millions d'euros pour aider les pays pauvres à respecter les normes européennes et entend continuer à le faire.L'Afrique qui, selon l'Autorité allemande de l'avion civile, représente 3% du trafic aérien mondial mais de 30 à 40% des accidents, paie logiquement un lourd tribut.Sur les 92 compagnies interdites, on trouve toutes celles qui sont contrôlées par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC), soit 51, ainsi que 14 compagnies du Sierra Leone et 12 de Guinée-Equatoriale.En RDC, les avions utilisés pour le transport de troupes pendant la guerre civile ont été reconvertis en appareils civils qui, même s'ils n'ont jamais volé dans l'UE, sont susceptibles d'être utilisés en sous-traitance à n'importe quel moment.La compagnie nord-coréenne Air Koryo ainsi qu'Ariana Afghan Airlines sont aussi sur la liste noire, à l'exception, pour cette dernière d'un Airbus A-310 jugé en bon état.Les Comores, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Thaïlande, avec Phuket Airlines, le Rwanda, le Liberia et le Swaziland figurent aussi sur la liste noire de l'Union européenne.Air Bangladesh, Buraq Air (Libye) et HBA (RDC) verront leur accès aux aéroports européens strictement limité : les deux premières voient certains de leurs avions interdits tandis que la compagnie congolaise peut faire voler un appareil.Air Mauritanie, dont la présence sur la liste faisait l'objet d'un débat entre les Etats membres, a été autorisé provisoirement à voler pour un laps de temps très court, le temps de se mettre en conformité avec les règles.Si l'on ne retrouve sur les listes aucune des compagnies responsables des accidents de l'été dernier, c'est que leur licence a été retirée - c'est le cas de West Caribbean -, tandis que Flash Airlines a fait faillite après le crash. SOURCE
Bruxelles bannit du ciel européen 96 compagnies aériennes (Le Monde) 22 Mars 2006
Après une gestation laborieuse, la première "liste noire" des compagnies aériennes interdites d'exploitation au sein de l'Union européenne a été dévoilée, mercredi 22 mars, à Bruxelles, par le commissaire aux transports, Jacques Barrot.Pour la première fois, l'interdiction d'exploitation, et de survol, prononcée par l'Union européenne est valable, dès le 25 mars, sur l'ensemble de son territoire. Cette mesure va toucher plusieurs lignes au départ de capitales européennes sur l'un des quelque 300 appareils visés par ce dispositif sans précédent.Quatre-vingt-quinze transporteurs y sont inscrits, issus pour l'essentiel de cinq pays d'Afrique, mais aussi d'Asie centrale et extrême-orientale.Parmi les sociétés sanctionnées figurent, en particulier, Phuket Airlines, qu'empruntent de nombreux touristes européens en Thaïlande, et la compagnie publique de Corée du Nord, Air Koryo.Plus de la moitié de la liste est constituée de transporteurs originaires de République démocratique du Congo (ex-Zaïre) : dans ce pays, les autorités "ont des difficultés persistantes à mettre en œuvre et faire respecter les normes de sécurité applicables", souligne la Commission.
"Les Européens seront désormais les mieux protégés dans le monde", se réjouit M. Barrot. Le commissaire espère aussi que la mise en place de ce dispositif aura un "effet contagieux" sur d'autres continents : sans pouvoir interdire les vols réalisés dans des pays tiers, les autorités européennes invitent les ressortissants des Vingt-Cinq à ne pas voyager sur des trajets effectués hors de l'Union à bord d'avions de sociétés inscrites sur la "liste noire".
L'application de ce dispositif, susceptible d'être actualisé au moins tous les trois mois sur proposition des Etats membres ou de la Commission, a représenté un travail de longue haleine. La Commission, activement soutenue par le Parlement européen, a dû vaincre les résistances des capitales et des autorités nationales de l'aviation civile, jalouses de leurs prérogatives.Les conditions de contrôle et d'interdiction d'une compagnie sont longtemps restées différentes d'un pays à l'autre de l'Union. Avant la création de cette liste, rares étaient les Etats membres qui, à l'instar de la France et du Royaume-Uni, avaient mis en œuvre un dispositif de ce type.Présenté dès février 2005, le projet de "liste noire" européenne a connu une soudaine accélération après la série d'accidents tragiques survenus pendant l'été 2005, dont le crash de la compagnie West Caribbean au Venezuela, qui a causé la mort de 160 personnes, dont 152 touristes français. Après avoir fait faillite, cette compagnie n'est pas inscrite sur la liste. Tout comme Flash Airlines, dont un appareil s'était écrasé en mer en janvier 2004 à Charm el-Cheikh (Egypte), entraînant la mort de 135 Français.Le dispositif a été approuvé à l'unanimité des Vingt-Cinq lors d'une réunion du Comité de sécurité aérienne européen. Chaque capitale avait identifié les compagnies, ou les pays, posant des problèmes de sécurité. Certaines demandes, comme celles de la France – qui suggérait de bannir International Air Services (Liberia), Air Koryo (Corée du Nord), Air Comores et Phuket Airlines (Thaïlande) – ont été adoptées sans trop de difficultés.Les discussions ont cependant donné lieu à quelques tractations entre les représentants des Etats membres. Ainsi, la compagnie congolaise Hewa Bora, qui relie Bruxelles à Kinshasa, ne fait, elle, l'objet que d'une interdiction partielle, pour l'un de ses aéronefs. Les autorités belges se sont cependant engagées à effectuer "des inspections au sol systématiques" sur les autres appareils de la compagnie.Par ailleurs, le Royaume-Uni demandait l'interdiction d'Air Mauritanie, qui fait la liaison deux fois par semaine entre Nouakchott et Paris. Mais la France et l'Espagne se sont opposées, à ce stade, à une telle mesure. Il a été convenu de réaliser une inspection supplémentaire sur les activités d'Air Mauritanie. Une décision définitive est attendue dans les deux mois. SOURCE
Comment améliorer la sécurité des transports aériens ? 23 Aout 2005
L'avion MD-82 de la West Caribbean qui s'est écrasé au Venezuela le 16 août a été contrôlé deux fois par vos équipes de la direction générale française de l'aviation civile (DGAC), en mai et en juillet, sans qu'elles constatent de problèmes majeurs. Or, en Colombie, cette compagnie s'est vu infliger une amende de 46 000 dollars pour grave violation à la sécurité. N'étiez-vous pas au courant ?
Cette information n'avait été communiquée à aucun Etat étranger. Si on en avait eu connaissance, cela aurait pu déclencher une réaction de notre part, comme une demande d'informations supplémentaires aux autorités colombiennes. Dans le système de l'OACI -Organisation de l'aviation civile internationale- , chaque Etat est responsable de la surveillance de ses propres compagnies. Cependant, la circulation d'informations entre pays est faible car un certain nombre d'Etats n'y sont pas favorables.
Les contrôles réalisés en Europe sur les avions des compagnies de pays tiers, appelés Safa, sont critiqués car jugés insuffisants. A quoi servent-ils ?
C'est le gendarme au bord de la route. Les inspecteurs vérifient en quarante-cinq minutes environ 53 points de contrôle relatifs à la sécurité de l'avion. Il ne s'agit pas d'un audit exhaustif qui garantit la sécurité de la compagnie. C'est le pays où est immatriculée la société qui est responsable du contrôle technique. Si le problème identifié est trop important, nous empêchons l'avion de repartir jusqu'à résolution du problème et saisissons l'autorité étrangère de tutelle -l'équivalent de la DGAC- pour demander de faire pression auprès de la compagnie. Ces contrôles sont très importants car c'est l'outil principal dont on dispose en Europe pour déclencher des alertes et des actions auprès des Etats tiers.
Faut-il augmenter la durée et le nombre des contrôles Safa en Europe ? L'Espagne, par exemple, n'en a fait que 3 en 2003.
Nous en avons fait 1 640 en 2004, un chiffre en augmentation de 30 %, en France comme en Europe. Une directive européenne, applicable à partir de février 2006, va obliger les Etats à mieux se coordonner. Tous pourront aller jusqu'à interdire une compagnie après un contrôle Safa dans un seul pays. Quant à l'extension de ce contrôle, il faut éviter de glisser vers un système où chaque Etat dans lequel une compagnie fait escale serait amené à effectuer un audit approfondi. Ce serait matériellement impossible.
L'OACI a réalisé depuis dix ans des audits de sécurité dans 181 pays. Selon le rapport parlementaire présidé par la députée socialiste Odile Saugues ("40 propositions pour améliorer la sécurité du transport aérien de voyageurs", juillet 2004), 111 pays présentaient des manquements et une trentaine n'a rien fait pour améliorer leur situation...
Il est vrai que de 10 % à 15 % des Etats audités, soit une trentaine, ne sont pas à la hauteur de leur engagement. Et pour une quinzaine, ces carences sont considérées comme très graves.
Pourquoi ne pas diffuser leur liste ? Le rapport évoque des faiblesses de pays européens comme la Hongrie ou Chypre.
C'est une décision politique à prendre au niveau international. Ce n'est pas à la France seule de diffuser cette information. Je précise que la Colombie n'est pas parmi les Etats défaillants.
N'y a-t-il aucun mécanisme d'alerte à l'encontre de ces pays ?
Lors de la 35e réunion de l'OACI, à Montréal, en septembre et octobre 2004, la France a fortement soutenu l'adoption d'un système d'alerte qui va apporter plus de transparence. Il vient d'être notifié aux Etats membres ce mois-ci. Suivant ce dispositif (article 54-j de la Convention de Chicago), lorsque l'OACI va constater qu'un pays ne respecte pas de façon régulière ses engagements, une information officielle sera communiquée aux membres. Chacun pourra alors décider de la conduite à tenir, qui peut aller jusqu'à l'interdiction des compagnies de ce pays.
Faut-il imaginer un fonctionnement plus coercitif que celui de l'OACI ?
Avant de contraindre davantage, il faut déjà faire appliquer les règles qui existent à tous les niveaux. L'OACI a des lourdeurs, elle fait intervenir 188 Etats, qui ont chacun une voix. Comme dans toute organisation internationale, les choses vont bien plus lentement qu'on ne le souhaiterait. Mais il ne faut pas tout mettre sur le dos de cette organisation, qui n'est pas une autorité de surveillance et n'a pas de moyens coercitifs, ou alors par l'intermédiaire de procédures juridiques lourdes. La réactivité requise par le transport aérien doit venir des Etats, qui doivent s'organiser pour que les règles soient appliquées et négocier les uns avec les autres.
Le trafic européen va doubler dans les vingt ans. Peut-on continuer à faire confiance à certains Etats déficients ?
Y a-t-il un autre système possible ? Tout le problème est là. Lorsqu'un pays majeur nous dit qu'il a délivré un certificat de transporteur aérien, on le croit. Pour un pays sur lequel on a des doutes, la question se pose. Ce qu'il faut, c'est aider les Etats défaillants à se mettre au niveau, et en attendant, prendre les mesures conservatoires nécessaires.
Avant d'instaurer un nouveau trajet, une compagnie étrangère demande au pays d'arrivée une autorisation de vol. Ne faut-il pas, avant même que cette compagnie soit autorisée à venir, faire une enquête plus approfondie ?
Depuis plusieurs mois, le débat autour de ce thème s'est intensifié en Europe. On peut imaginer demander plus d'informations sur le personnel, la formation, aller jusqu'à un audit. Nous sommes dans une phase de réflexion prospective. Mais rien n'indique que les Européens se mettront d'accord. Une réunion des directeurs généraux de la Conférence européenne de l'aviation civile (CEAC) aura lieu en fin de semaine prochaine.
Il faut en tout cas se donner les moyens d'agir si les actions précédentes comme la négociation ne fonctionnent pas. Mais il faut le faire sans casser la confiance avec le pays tiers et sans fragmenter l'organisation mondiale, ce qui ne serait bon pour personne.
Le Royaume-Uni a sauté le pas en publiant une liste noire des compagnies interdites. Y êtes-vous favorable pour la France ?
On pourrait établir une telle liste. C'est une décision politique. Pour l'instant, nous avons opté pour la création d'un label -le Label bleu- qui sera décerné aux compagnies qui auront accepté de subir volontairement un audit de qualité et de sécurité.
Jacques Barrot, commissaire européen aux transports, vient d'annoncer le projet d'une liste noire européenne...
Le Label bleu n'est pas contradictoire avec une liste noire européenne. Mais, pour la mettre en place, il faudrait établir des critères communs d'interdiction. Ce n'est pas encore le cas.
Mme Saugues a déclaré au Journal du dimanche du 21 août que le rapport parlementaire qu'elle a présenté était enterré.
Ce rapport, de très bonne qualité, n'a pas été enterré. Il y a eu, depuis un an, des actions au niveau international, européen et français. Mais nous devons encore progresser. SOURCE
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